Théo Mavrostomos preface le livre Plonger du Bord dans le Var

Théo Mavrostomos préface le livre Plonger du Bord dans le Var

Théo Mavrostomos chef de la station bathyale de la mission Gombessa 5

Théo Mavrostomos préface le livre PLONGER DU BORD dans le Var

Théo Mavrostomos, scaphandrier et aujourd’hui Instructeur à l’INPP (Institut National de Plongée Professionnelle). Il participe en 1992 à la mission Hydra 10, organisée par la COMEX, qui le conduit à 701 mètres et qui fait de lui le plongeur le plus profond du monde. En Juillet 2019, Théo Mavrostomos participe à la mission Gombessa et alimente en gaz l’équipe de Laurent Ballesta en Méditerranée, pendant 28 jours à 120 mètres de profondeur.

De Marseille à Monaco, aidé en surface par Théo Mavrotomos chef de la station bathyale et qui les aliment en gaz, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta et trois autres plongeurs chevronnés restent confinés dans un caisson de 5 mètres carrés, afin de pouvoir explorer sans limite de temps la zone des 100 mètres de profondeur, et révéler ainsi les trésors naturels des fonds méconnus de la Méditerranée.de la zone des 100 mètres de profondeur, au prix d’un exploit technologique et humain orchestré par le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta.

La mission fut exceptionnelle : pendant vingt-huit jours, entre Marseille et Monaco, le biologiste et photographe sous-marin Laurent Ballesta et trois autres plongeurs chevronnés sont restés confinés dans un caisson de 5 mètres carrés, afin de pouvoir explorer sans limite de temps la zone des 100 mètres de profondeur, et révéler ainsi les trésors naturels des fonds méconnus de la Méditerranée. Un défi humain, technique et scientifique suscité par le désir, chez un aventurier chercheur qui ne cesse de repousser plus loin les limites de la plongée, de faire advenir un rêve jusque-là inaccessible : vagabonder dans les profondeurs sous-marines en liberté, des heures durant. “Gombessa V”, puisque Laurent Ballesta a baptisé chacune de ses expéditions de l’autre nom du cœlacanthe, poisson que l’on a longtemps cru mythique, a mobilisé une équipe de trente professionnels aguerris au cours de deux années de préparation intensive et a totalisé quatre cents heures de plongée. Ce film en retrace l’épopée collective au jour le jour, au fil d’éblouissantes images. Regarder le film PLANETE MEDITERRANEE en avant-première, avant sa diffusion le samedi 19 septembre à 20 h 50 sur Arte.

Parce que les hommes y voyagent depuis des millénaires, et qu’elle est devenue l’un des tristes symboles de leur capacité à saccager la nature, on pouvait croire jusque-là la Méditerranée sans secrets. Bardés des appareils de pointe qui leur ont permis de photographier et filmer vingt et une espèces jamais recensées auparavant, mais aussi d’effectuer une batterie de mesures scientifiques, les quatre “aquanautes” sont descendus quotidiennement entre 60 et 120 mètres de fond, dans la zone crépusculaire où parvient moins de 1% de la lumière du soleil. Pour regagner ensuite, à la surface, un caisson pressurisé qu’ils n’ont pu quitter qu’à la fin de la mission. Dans leur sillage, on arpente de merveilleux territoires restés jusque-là inexplorés, des jardins luxuriants dignes des plus beaux récifs coralliens tropicaux, peuplés de créatures fabuleuses : calmar veiné, gorgonocéphale, barbier perroquet, morue cuivrée, sole perdrix, poisson-lune, limace pourpre, ou encore sabelles, ces vers marins semblables à des champs de fleurs blanches… De la surface aux profondeurs, entre les mille événements du quotidien de la mission et ces “portes ouvertes sur les étoiles”, ce documentaire plein de souffle nous promène dans les splendeurs de la Méditerranée, tout en restituant avec autant de verve que de pédagogie les multiples et complexes facettes du projet. Il rappelle aussi, en filigrane, combien ce patrimoine à peine dévoilé reste menacé par l’activité humaine.

Théo Mavrostomos : “La passion de la mer m’a guidé pour faire de la plongée sous-marine mon métier. Depuis que je l’exerce en tant que scaphandrier, j’ai travaillé et plongé dans toutes les mers du monde, à toutes les profondeurs, en respirant toutes sortes de mélanges gazeux.
La plongée est une façon de rompre les ponts avec le monde terrestre. Une manière de construire mon destin. J’adore évoluer en apesanteur car j’éprouve un sentiment de liberté absolu. Respirer et voir sous l’eau me parait toujours incroyable. Un enchantement qui se renouvelle à chaque plongée.
Quel que soit l’endroit, il faut obligatoirement savoir rester humble face aux éléments extérieurs et face à soi-même. Évaluez les risques, nécessite une attention toute particulière, qui augmente l’acuité de vos sens. Vous aurez des sensations que vous n’oublierez jamais. Découvrez des choses sur vous-même que vous ne connaissiez pas. Soyez à l’écoute de votre corps dans l’instant présent et ayez un esprit toujours positif pour explorer la beauté de la nature.
Nous ne sommes que de simples visiteurs. Apprenez à regarder et vous serez étonné de recevoir ce cadeau qu’offre la nature. A chaque nouveau parcours, elle vous surprendra. Chaque belle rencontre est une récompense. Si vous respectez l’intimité des animaux, vous aurez le plaisir de vous en approcher. Ayez la volonté de la protéger. Apportez votre pierre à l’édifice, en remontant ne serait-ce qu’un déchet à chacune des vos plongées.
En immersion totale, la mer est un espace où je suis en paix. Je me sens une âme d’explorateur. Il faut passer par la médiation d’un tour du monde et de toute une vie de plongeur pour finalement s‘apercevoir que la richesse du monde sous-marin commence à quelques centimètres du bord de la terre. Comme Tintin qui cherche au bout du monde le secret de la Licorne et qui se rend compte que le trésor de Rackham le Rouge est à Moulinsart.
Plonger du bord, c’est comme un retour aux sources des pionniers. Une bouteille d’air, le matériel nécessaire et une palanquée d’amis pour vivre une aventure au bout de la rue. C’est plonger sans stress et sans pression. Juste le plaisir de réaliser une plongée à faible profondeur sans avoir 24 jours de palier pour faire surface ! Un peu d’organisation et beaucoup de précisions. C’est le principe de ce livre et c’est ce que j’aime.
C’est agréable de se laisser guider en pleine nature, de suivre les sentiers d’une nouvelle plongée.
Comme pour le premier ouvrage qui nous faisait découvrir le littoral des Bouches-du-Rhône, Éric est parti en repérage sur la côte varoise. Dans ce nouveau recueil, il partage son expérience et nous propose de découvrir 55 spots.
Après avoir plongé du bord, vous ne serez plus le même.
Vivez chaque instant de votre vie intensément !”
Théo Mavrostomos
PLONGER DU BORD dans le Var

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