Et si la plus belle plongée n’était pas au bout d’un bateau ?

Quand on évoque la plongée sous-marine, l’image qui vient spontanément à l’esprit est souvent celle d’un bateau quittant le port à l’aube, chargé de plongeurs impatients de rejoindre un site réputé.

Pourtant, certains des plus beaux trésors sous-marins sont accessibles… à quelques mètres seulement du rivage.

La plongée du bord est une pratique encore méconnue du grand public. Elle séduit pourtant de plus en plus de plongeurs en quête de liberté, d’authenticité et de simplicité. Car il suffit parfois de quelques pas dans l’eau pour découvrir un univers extraordinaire.

Une plongée qui commence dès le rivage

La plongée du bord possède un charme particulier.

Pas de départ précipité, pas d’horaires imposés, pas de navigation plus ou moins longue avant d’atteindre le site. Le plongeur prend le temps d’observer son environnement, de préparer son immersion et d’entrer progressivement dans le monde sous-marin.

Chaque crique, chaque plage, chaque pointe rocheuse peut cacher des paysages inattendus : tombants colorés, herbiers de posidonies, arches naturelles, épaves oubliées ou rencontres avec une faune discrète mais abondante.

La plongée commence bien avant l’immersion. Elle débute par la découverte du littoral lui-même.

La solution idéale pour les personnes sujettes au mal de mer

Pour certains plongeurs, le plaisir de l’exploration est parfois gâché par un compagnon indésirable : le mal de mer.

Même lorsque la mer paraît calme, le roulis du bateau peut provoquer nausées, fatigue ou inconfort. Une situation frustrante lorsque l’on rêve simplement de profiter des fonds marins.

C’est là que la plongée du bord révèle l’un de ses plus grands atouts.

En rejoignant directement le site depuis la côte, les plongeurs évitent totalement les effets de la navigation. Plus de traversée agitée, plus d’inquiétude avant le départ : l’expérience devient plus sereine et souvent beaucoup plus agréable.

Pour de nombreuses personnes, la plongée du bord a même permis de retrouver le plaisir de plonger sans appréhension.

Plus de liberté, moins de contraintes

La plongée du bord offre également une autonomie appréciable.

On choisit son heure de mise à l’eau, son rythme, son parcours. On peut revenir plusieurs fois sur un même site pour en découvrir tous les secrets ou décider au dernier moment de changer de destination en fonction des conditions.

Cette liberté attire particulièrement les plongeurs photographes, les explorateurs passionnés et tous ceux qui aiment prendre leur temps.

Sans oublier un avantage non négligeable : l’absence de frais liés au bateau rend souvent la pratique plus accessible.

Une autre façon de voyager

Découvrir une région à travers ses plongées du bord, c’est aussi porter un regard différent sur le territoire.

On explore les petites routes côtières, les criques discrètes, les plages oubliées des guides touristiques. On apprend à lire la côte, à comprendre les reliefs sous-marins et à repérer les meilleurs points d’accès.

Très vite, chaque immersion devient une aventure à part entière.

Le défi : savoir où entrer dans l’eau

La beauté de la plongée du bord réside dans sa simplicité. Mais cette simplicité ne s’improvise pas.

Où se garer ? Comment accéder à la mer ? Quel itinéraire suivre sous l’eau ? Quelles sont les particularités du site ? Où se trouve la sortie la plus sûre ?

Autant de questions auxquelles il est essentiel de répondre avant de s’équiper.

C’est précisément pour faciliter ces découvertes que nous avons créé notre collection de guides « Plonger du Bord ».

Trois guides pour explorer autrement

Fruit de nombreuses heures de repérage et d’exploration, nos guides « Plonger du Bord » ont été conçus pour accompagner les plongeurs dans la découverte de sites accessibles depuis le rivage.

Vous y trouverez des informations pratiques, des descriptions détaillées, des conseils d’accès ainsi que de nombreuses idées de plongées adaptées à différents niveaux, ainsi que des points remarquables du point de vue historiques…

L’objectif est simple : vous permettre de consacrer moins de temps à chercher et davantage de temps à explorer.

Redécouvrir la liberté sous l’eau

La plongée du bord n’est pas une alternative à la plongée bateau. C’est une philosophie différente.

Une plongée plus libre. Plus spontanée. Plus proche du littoral.

Une plongée qui permet d’éviter le mal de mer, de réduire les contraintes logistiques et de redécouvrir le plaisir simple de l’exploration.

Alors, lors de votre prochaine sortie, posez-vous cette question : et si la plus belle plongée se trouvait juste devant vous, accessible depuis le rivage ?

Nos guides « Plonger du Bord » sont là pour vous aider à la trouver. Retrouvez-les dans notre boutique.

pour eviter le mal de mer, plongez du bord !

Pour éviter le mal de mer, plongez du bord !

Le mal de mer en plongée sous-marine : pourquoi et comment l’éviter en choisissant la plongée du bord

La plongée sous-marine est une activité passionnante, mais pour beaucoup de plongeurs, une difficulté gâche parfois l’expérience : le mal de mer. Nausées, vertiges, fatigue, voire vomissements, ces symptômes peuvent transformer une sortie en bateau en véritable calvaire. Heureusement, une solution simple et efficace existe pour ceux qui y sont sensibles : la plongée du bord.

Pourquoi le mal de mer survient-il ?

Le mal de mer est lié à un conflit sensoriel. Le corps perçoit le mouvement de la houle et du bateau, tandis que les yeux, souvent concentrés sur un point fixe, envoient au cerveau des informations différentes. Résultat : le système vestibulaire est perturbé et des désagréments apparaissent.
En plongée, ce malaise peut se manifester :

  • pendant la navigation vers le site,

  • lors de l’attente sur un bateau à l’arrêt,

  • ou même après la plongée, au moment du retour.

Les limites des solutions classiques

Bien sûr, il existe des moyens de réduire le mal de mer :

  • prendre des médicaments contre le mal des transports,

  • fixer l’horizon ou rester à l’air libre,

  • éviter l’estomac vide ou au contraire les repas trop lourds.

Ces astuces aident, mais ne garantissent pas une expérience agréable. Pour les plongeurs très sensibles, l’idée de passer plusieurs heures en mer reste souvent dissuasive.

La solution : plonger du bord

La plongée du bord consiste à accéder directement au site depuis la côte, une plage, un ponton ou une jetée. Cette approche présente de nombreux avantages pour ceux qui souffrent du mal de mer :

  • Pas de bateau, donc pas de houle à subir avant et après la plongée.

  • Une mise à l’eau progressive et confortable, adaptée même aux plongeurs débutants.

  • Un rythme plus flexible : pas d’horaires contraints par une sortie organisée en mer.

  • Des sites variés : récifs côtiers, herbiers, tombants proches du rivage… certains spots sont aussi riches que ceux accessibles uniquement en bateau.

Repenser sa pratique de la plongée

Choisir la plongée du bord ne veut pas dire se limiter. Dans de nombreuses régions du monde, elle offre de magnifiques expériences, parfois même supérieures aux plongées en bateau. Elle permet de profiter pleinement de l’exploration sous-marine, sans la crainte ou l’inconfort du mal de mer.

Essayez, c’est l’adopter !

Cap Corse, le mystère des anneaux

Cap Corse, le mystère des anneaux

Ce n’est pas une plongée du bord, mais un documentaire exceptionnel que je vous conseille de visionner, dans lequel vous retrouverez Laurent Ballesta et Théo Mavrostomos, auteurs des préfaces des 2 guides Plonger du Bord (Var et Alpes Maritimes, Monaco, Corse). Ce reportage, disponible en replay sur Arte, s’intitule Cap Corse, le mystère des anneaux.

Au large du cap Corse, d’étranges anneaux parsèment les fonds marins. Comment sont-ils apparus ? Récit d’une enquête scientifique pluridisciplinaire doublée d’une expédition sous-marine hors du commun, menée par le plongeur et naturaliste Laurent Ballesta. C’est un curieux phénomène observé en 2011 sur l’écran d’un sonar lors d’une campagne océanographique dans le parc naturel marin du cap Corse et de l’Agriate. À une vingtaine de kilomètres au large de l’île de Beauté, sur une vaste plaine de sable, à plus de 100 mètres de profondeur, 1 417 formes circulaires régulières se dessinent sur près de 15 km². Des anneaux presque parfaits, de 20 mètres de diamètre, qui semblent dessinés sur le fond marin.

Ces motifs géométriques inhabituels éveillent la curiosité de la communauté scientifique. Longuement préparée, une expédition de grande ampleur va tenter d’en percer le secret. Elle est menée par Laurent Ballesta, plongeur, photographe, naturaliste et spécialiste des plongées extrêmes, qui s’entoure d’une équipe pluridisciplinaire d’une quarantaine de chercheurs – biologistes, géologues, écologues, paléoclimatologues. Pour cela, il mobilise une technologie déjà expérimentée lors de Planète Méditerranée : une station bathyale pressurisée qui permet à quatre plongeurs d’explorer les grandes profondeurs sans limite de temps, tout en vivant confinés pendant vingt et un jours dans un habitacle de 5 m². Une prouesse rendue possible grâce au soutien logistique de l’INPP et de la Marine nationale, qui met à disposition un navire militaire pour assurer leur sécurité. À l’aide de cette station sous-marine, d’un sous-marin d’observation et de nombreux protocoles scientifiques, l’équipe, d’analyses en hypothèses, relève peu à peu le mystère de l’origine de ces étranges anneaux et la biodiversité exceptionnelle qu’elles abritent.

Ce film documentaire retrace trois années d’une enquête scientifique pleine de rebondissements qui, après les premières plongées de repérage, dévoilant un paysage sous-marin surprenant, enchaîne découvertes majeures, bonnes surprises et déconvenues. Aussi passionnantes pour les spécialistes que pour le profane, les conclusions des investigations révèleront un écosystème unique en son genre. Contre toute attente, ces étranges anneaux nous renseignent sur la dernière période glaciaire qu’a vécu la terre. Au fil des plongées, les photographies de Laurent Ballesta nous font découvrir un foisonnement d’espèces, certaines photographiées pour la première fois, rappelant l’étendue de notre méconnaissance de la mer la plus proche de nous, la Méditerranée.

-222m au large de Marseille

Le 30 septembre dernier, au large de Cassis, la toulousaine Gaëlle Giesen a repoussé les limites de la plongée bouteille féminine avec recycleur en atteignant la profondeur de 222 mètres. L’équivalent de 4 fusées Ariane empilées dans les profondeurs de la mer. Docteur en astrophysique au Centre National d’Études Spaciales de Toulouse, mais aussi 3 fois vice-championne du monde de parachutisme, elle voulait se rapprocher du record masculin qui s’établit à -316 mètres et surpasser de 24 mètres le précédent record féminin de l’américaine Kimberly Inge.

15 minutes pour descendre, 4 heures et 15 minutes de remonter ! Blottie dans une combinaison étanche et chauffée, ce temps ‘libre’ est mis à profit pour boire et manger car il est important de conserver son énergie et de ne pas se déshydrater. C’est, en effet, l’une des causes des accidents de décompression. Mais pour couper avec la monotonie de cette position immobile, la scientifique de 35 ans a également lu et regardé un film.

Elle déclare : « ‘En plongée, on va essayer de ne pas faire d’effort. Au fond, on peut facilement s’essouffler car l’air que l’on inspire est très dense. Et rien que le fait de gonfler ses poumons est un effort très important. »

Lien vers la vidéo de France Info : L’exploit d’une Toulousaine

Et si vous voulez tout savoir sur les records du monde en plongée, voici le lien d’un article de Septembre 2022 qui vous en dira plus sur le sujet