Sur la vie de ma mer

Plonger du bord

Salut les extra-terriens ! Vous qui plongez du bord, Vous connaissez les salpes ? Sur la vie de ma mer ! La vie marine est essentiellement planctonique. Si l’on regroupe tous les organismes marins : les algues, les poissons, les baleines, les méduses et tous les autres ; la masse totale est composée à 98% par le plancton. Le plancton capte la majeur partie du CO2 de notre planète et produit plus de 50% de notre oxygène, alors même qu’il reste largement méconnu. En effet, il est généralement composé d’organismes invisibles à l’œil nu. Chaque millilitre d’eau peut en contenir des centaines, voir des milliers. Sur la vie de ma mer ! Imaginez quand vous buvez la tasse !
Plancton signifie “errant”, ce sont tous les organismes qui vivent dans l’eau sans avoir la capacité de se déplacer contre le courant. Même si la plupart d’entre eux peuvent bouger, ils sont voués à suivre les aléas des courants marins. Si la plupart de ces organismes sont microscopiques, il est néanmoins possible d’en observer, souvent lors des paliers de compressions ; se sont les salpes, les cténaires ou les méduses.

Les salpes sont des animaux gélatineux fabuleux qui vivent dans tous les océans de la planète. Mesurant quelques centimètres, la salpe possède les tous premiers prémices d’un système nerveux ; et avec leurs systèmes digestif et respiratoire rudimentaires elles ne sont finalement pas si différente de l’image que nous avons généralement des animaux.
Les salpes prolifèrent souvent dès le début du printemps car elles se nourrissent d’organismes planctoniques microscopiques très abondants lorsque la période d’ensoleillement se remet à augmenter. Elles entrainent l’eau à travers leur corps pour y capter leur nourriture. Ce courant d’eau leur permet aussi de s’oxygéner.
La reproduction des salpes est une histoire étonnante et en partie bien visible sur ces images. Elles peuvent se reproduire de manière asexuée, c’est-à-dire seul, sans la présence d’un individu mâle et d’un individu femelle, simplement en se divisant. Dans ce cas une salpe va progressivement donner ces chainettes d’individus, de clones, mis bout à bout, et pouvant mesurer plusieurs mètres de long. C’est impressionnant de plonger parmi ces structures mouvantes. Dans la chaine, chaque individu, chaque maillon, a aussi la capacité de se reproduire de manière sexuée, les plus jeunes salpes étant les femelles et les plus veilles, les mâles. Leur union donnera une nouvelle salpe, qui sera à l’origine d’une nouvelle chainette.
Alors, en plongeant du bord, n’ayez pas peur de vous rapprocher de ces animaux inoffensifs pour les observer de plus près car ils ne sont pas urticants comme le sont de nombreuses méduses… Mais ça, c’est une autre histoire !

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