Cogito ergo soum ! (Je plonge donc je suis !) résume assez bien l’humour d’Eric et sa passion de la plongée sous-marine.
Je vous livre un de ses texte que je viens de découvrir. Il m’émeut par la sensibilité qui s’en dégage :

« Je ne crois pas au hasard, même si certains hasards ressemblent à des rendez-vous.
Les belles rencontres terrestres et sous-marines arrivent à qui est disponible pour les voir.

C’est agréable de se laisser guider par son instinct en pleine nature, de suivre des sentiers inconnus d’une nouvelle plongée. Si trois palanquées partent à intervalles de 20 minutes les unes des autres et font le même spot de plongée, elles ne verront pas forcément les mêmes choses. Ainsi, elles peuvent faire le même parcours à des niveaux de profondeur différents à l’aller comme au retour et rester émerveillés par le monde marin.
Vous entrez alors dans la troisième dimension !
Vous pouvez rester longtemps au même endroit si vous faites une rencontre fabuleuse. Être curieux du monde ! Voir la beauté dans son regard ! Croiser le chemin d’un animal sauvage ! Prendre son temps pour l’observer dans son milieu naturel !

C’est fantastique de suivre des chemins inconnus et de se laisser guider par son instinct.
Sous la mer, tout devient important. Tous les sens sont en éveil. C’est un sentiment incroyable d’être à la disposition de son destin. Pour commencer, on réalise son rêve de respirer sous la mer et de voir ce qui se passe en dessous. De surcroît, on se confronte à soi en grandeur nature. C’est comme une quête de savoir qui l’on est, d’où l’on vient et jusqu’où l’on ira.

Respecter la vie. Vivre. Apprendre sans cesse. Personne ne nous enseigne la valeur de ces instants si précieux !

 

Par ailleurs, c’est la simplicité de pratiquer la plongée du bord qui crée la surprise à chaque fois.

Tout a du sens quand on voyage au bout de la rue !
Tout ce que l’on cherche au bout du monde se trouve ici. Plonger du bord est une expérience profonde, on vit l’impalpable, l’exceptionnel. Véritablement bouleversant ! Autrement dit, rechercher la nature qui a du tempérament et qui toise nos défis de plongeurs. Revenir avec une confiance en soi et une nouvelle aptitude à mener de nouveaux projets. On navigue à l’estime, on anticipe la dérive. Cela dit, on est tellement investi dans cette aventure que ça devient une libération, une nouvelle naissance ! Retrouver le silence et vivre avec soi. S’apprivoiser à nouveau.
Même si la nature n’est pas silencieuse, ni en surface ni sous la mer, c’est un silence heureux et apaisant qui permet de se mettre en apesanteur du monde. Finalement, nager doucement le long du littoral est une sorte de régénération de l’esprit, un apaisement du corps afin de se restaurer. Le silence est un moyen de se retrouver avec soi-même. On apprend à s’écouter et à vivre avec soi. En réalité, on a besoin de retrouver cette intériorité.

Plonger, c’est notre liberté !
Cogito ergo soum ! »