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scaphandrier plonger du bord

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Des lignes de vie

le travail de scaphandrier

Extrait du roman DES LIGNES DE VIE, la description d’une journée de travail du métier de scaphandrier. C’est un jour comme les autres en France. Un de ces jours où 2010 bébés voient le jour, un de ces jours où 274 chiens et chats sont abandonnés… Aujourd’hui est pourtant un jour comme je les aime. Propice au coup de cœur du hasard, à une rencontre. Patrick, David et moi : trois scaphandriers avancent. Il est cinq heures et le jour qui se lève découpe la silhouette d’une cheminée. Si grande qu’elle doit dépasser la Tour Eiffel. Ses installations de surface n’ont qu’un seul but : aller sous terre. Nous sommes à la mine de Gardanne, très exactement au Puits Gérard des houillères de Provence. Les techniciens d’exploitation me font découvrir le chemin. A peine passé le sas pressurisé, nous entrons dans la cage d’ascenseur. La cloche retentit. C’est parti… C’est la paroi qui semble bouger. Sorte de voyage immobile. Malgré l’air frais qui entre dans le puits par plusieurs endroits, nous retenons notre souffle. Presque en apnée, 611 mètres plus bas, en moins de quatre minutes. On décharge le matériel. Poussière, rouille, tout est gris. L’humidité suinte des parois. Décor apocalyptique de labyrinthes aux allures de fin du monde. On croise de drôles d’engins : machines-outils abandonnées ou hors d’usage, construites sur place, pièce par pièce, au fond du puits. Elles ont servi à creuser et n’ont jamais vu le jour.
— C’est par ici qu’il faut passer, rappelle le technicien.
Les bi-bouteilles sur le dos et le reste du matériel au bras, le parcours semble interminable. Nous entrons dans une zone où il n’y a plus de lumière. Nous ne sommes plus des hommes, mais des taupes vagabondant dans le réseau de galeries. Ce qui nous reste d’humain, c’est cette lampe sur le front qui est orientée sur le sol pour ne pas aveugler les autres. On avance toujours plus profond dans les entrailles de la terre. Immense chambre noire où se découpent nos ombres. Un défilé de fantômes. On se suit en rang. Je ferme la marche. La chaleur est suffocante avec le néoprène. Les rails sur le sol laissent imaginer combien de personnes ont travaillé pour gagner leur croûte. A droite, à gauche. Seul, je suis incapable de refaire le chemin à l’envers. L’atmosphère est aussi pesante que notre matériel. Ici, la galerie est plus étroite qu’ailleurs. Il faut se glisser à quatre pattes, le bi sur le dos. Comme des tortues, nous rampons sous les arcs-boutants métalliques et les grillages qui retiennent les pieux. On peut se redresser et nous sommes arrivés dans la galerie qui nous intéresse. Elle mesure quatorze kilomètres et rejoint Gardanne à l’Estaque. Elle ressemble à une station de métro inondée aux trois quarts. Le travail consiste à retirer la vase qui obstrue la crépine d’aspiration. Sur vingt-cinq mètres de long et trois mètres de haut. Les techniciens arrêtent la pompe. Les scaphandriers sont prêts. J’écoute les conseils et les recommandations du chef de chantier et me rappelle que nous sommes là pour réaliser un travail en un temps donné. Équipé du narguilé, je m’immerge. Le noir total. Absolu. Je ferme les yeux pour mieux me concentrer. Je mets en place l’outil qui nous servira à pomper la vase gênante. C’est une sorte d’aspirateur sous-marin géant, identique à celui qu’utilisent les archéologues. Je suis dans trois mètres d’eau. Je me repère sur les parois et me trace mentalement un plan de la galerie. Je m’arrête et me place pour actionner la suceuse à air comprimé. Comme un aveugle, je travaille au toucher. Comme un Shadok, je pompe. Il faut attaquer la vase comme on couperait un gâteau, méthodiquement, tranche par tranche. Mais c’est son niveau général qui baisse. Je sens par moment cette vase qui recouvre une partie de mon corps. Dans le noir, la notion de temps disparaît. J’en oublie même les 611 mètres de terre qui sont au-dessus. Mon souffle rythme mon travail. Le noir absolu est impressionnant. C’est la première fois que je plonge dans le noir. Je ne vois rien, pas même mon doigt sur la vitre de mon casque… Les communications du casque me signalent la fin de la plongée. Déjà deux heures ! Je remonte doucement le long de la paroi. Je fais surface. Mais il ne reste plus que quelques centimètres de vide. La pompe ne fonctionnant plus, le niveau d’eau a considérablement augmenté. Je ne vois rien et j’ai des difficultés à rejoindre mes camarades. Ils me tirent par le narguilé pour me faire rentrer. En bas, nous laissons le matériel. De toute façon, nous reviendrons demain.

Théo Mavrostomos Scaphandrier. Il est celui qui a plongé à – 701 mètres, battant ainsi le record de plongée simulée. Celui-ci était détenu par les Américains depuis 1981.
En 1992, lors du programme « HYDRA 10 » de la COMEX, un plongeur comprimé dans un caisson hyperbare atteint la profondeur de 701 mètres. Respirant un mélange à base d’hydrogène, il effectue un travail identique à celui réalisé dans une chambre de soudure hyperbare pendant une durée de deux heures.

Clément Cosma

Clément Cosma

Clément Cosma

Scaphandrier

Clément Cosma a travaillé comme scaphandrier pour STAPEM Offshore en 2012 et 2013 a un destin hors du commun. Suite à une agression en pleine rue dont il a été victime à la fin de 2013, Clément a été sérieusement touché. Contre toutes les diagnostiques pessimistes des médecins, il a combattu avec courage et détermination. Après plusieurs années cloué sur son lit, Clément est progressivement en train de retrouver le gout de la vie et la mobilité. Étape par étape, grâce au programme de réadaptation et aux séances de formation sportive, Clément Cosma continue de progresser. Le dimanche 1er octobre 2017, entre le terre et mer, Clément participe à une course de 16 km autour du Cap Sicié à La Seyne-sur-Mer dans le Sud de la France. Il a franchi la ligne d’arrivée en moins de 3 heures. Tous les plongeurs lui vouent une profonde admiration. Respect Clément pour ton courage et la force que tu déploies dans ce combat.Clément est un modèle et nous rappelle qu’avec une mentalité exemplaire et un travail acharné, rien n’est impossible ! Toutes nos félicitations à Clément, ainsi qu’à sa famille, à qui nous souhaitons tous les succès.

Scaphandrier plongeur offshore Stapem

scaphandrier offshore

 

En quoi ce métier consiste ?

Les scaphandriers plongeurs Offshore (Classe 2 et 3 mention A) sont basés en mer sur des plates- formes, navires ou barges d’interventions. Il existe trois types d’interventions. La plongée unitaire en cloche (WET BELL), la plongée unitaire en tourelle (DRY BELL), et la plongée « système de saturation ». Des profondeurs d’intervention de l’ordre de 200 à 350 mètres sont courantes. Les mélanges respiratoires utilisés sont de plus en plus complexes. L’hélium, et l’hydrogène interviennent  dans la composition des mélanges. Les technologies utilisées sont très pointues et nécessitent la collaboration d’ingénieurs et de techniciens hautement qualifiés. On les appelle les ATS (Assistants Techniques de Saturation).

Qu’est-ce que la plongée en saturation ?

C’est une technique de plongée qui permet à des plongeurs de travailler à des grandes profondeurs. Jusqu’à 500 mètres pendant de longues périodes. La « saturation » se rapporte au fait que les tissus du plongeur atteignent le maximum de pression partielle du gaz possible à cette profondeur. Celle-ci n’augmentera pas avec le temps (voir « Physiologie de la plongée »).

Où peut-on rencontrer des scaphandriers ?

Les scaphandriers ou les scaphandrières sont des plongeurs professionnels actifs dans des domaines spécifiques en milieu hyperbare (pression supérieure à celle de l’atmosphère): lacs, cours d’eau, pleine mer, puits de captage des eaux, centrales hydro-électriques, barrages, stations d’épuration, ports commerciaux, écluses, etc. Ils pratiquent leurs activités dans les domaines du bâtiment, de l’industrie, du génie civil ou des travaux publics. Leurs tâches sont variées : de construction, de réparation, d’entretien, de renflouage, etc… Ils peuvent également participer à des travaux subaquatiques dans le cadre de recherches scientifiques et de fouilles archéologiques.

Quels travaux effectuent-ils ?

Ils pratiquent des travaux spéciaux, parfois périlleux. Ils travaillent généralement seuls sous l’eau. Mais, une équipe les assiste en surface ; elle gère le bon déroulement de l’intervention. Le chef d’équipe planifie les tâches en détail pour pallier les difficultés éventuelles rencontrées sous l’eau. Les missions effectuées durent de 3 heures par jour en immersion dans des eaux peu profondes (jusqu’à 60 mètres), à des séjours de 30 jours en saturation dans un caisson hyperbare maintenu à une pression équivalente à la profondeur de travail (jusqu’à à 400 mètres environ). En milieu lacustre, les plongées ne dépassent pas 30 mètres de profondeur. Les scaphandriers qui participent à des chantiers sur l’ensemble du globe doivent donc compter avec de nombreux déplacements et des absences de longue durée.

Un zoom sur la Stapem, une entreprise de ce secteur :

Certaines entreprises emploient des scaphandrier en offshore, comme la STAPEM OFFSHORE. C’est un groupe industriel, fournissant des services de travaux offshore – sous-marins et de surface – aux acteurs de l’industrie pétrolière et parapétrolière. Avec MAREAL et D2M dans son groupe, STAPEM OFFSHORE prend en charge l’ingénierie nécessaire à la réalisation de ses projets. Opérant en Angola depuis 1989 et au Congo depuis 2009, le champ d’action de cette société couvre l’ingénierie, les achats, la construction, la mise en service et la maintenance. Fondée sur une expérience de 20 ans au service de l’industrie pétrolière en Afrique de l’Ouest, la STAPEM OFFSHORE met en permanence son savoir-faire à l’œuvre pour TOTAL, SONANGOL, CHEVRON, ESSO et BP.