Articles tagged with: Clémence Vastine

Les Gabians

Les Gabians

Goélands et Gabians

Les mal-aimés

Trouville-sur-Mer, dans le Calvados, innove dans la lutte contre les goélands: un drone survole les nids installés sur les toits, pour pulvériser sur les œufs un produit stérilisant.
Trop bruyants pour certains, trop sales pour d’autres, les goélands sont mal-aimés des habitants de Trouville. Pour lutter contre ces oiseaux qui pondent sur les toits, la station balnéaire a une nouvelle arme: un drone qui pulvérise un produit stérilisant dans les nids. Le but étant de limiter le nombre de naissances pour modérer les nuisances.

Ces oiseaux aux ailes gris clair, d’une envergure de 1 mètre 25, agacent les habitants car ils endommagent les toits, bouchent les gouttières, créent de vrais dommages aux habitations, délogent les mouettes, éventrent les poubelles, et commencent à chanter dès 5 heures du matin. Et le niveau sonore va encore augmenter. En effet, les goélands sont en période de ponte, et dans quelques semaines des oisillons vont naître.

Récif artificiel

Récif artificiel

Récifs artificiel en Méditerranée

Pneus et écologie

Qui le sait ? entre 1980 et 1982 quelque 25.000 pneus ont été déposés au fond de la mer entre Cannes et Antibes. 3.480 m3 de caoutchouc destinés à aménager une sorte de récif artificiel pour appâter les poissons. Trente cinq ans plus tard, c’est un échec. Non seulement les poissons ne sont jamais venus mais pneus et écologie ne font pas bon ménage. D’autant qu’on se trouve là sur un site classé Natura 2000, à une encablure des îles Lérins.
Une partie des 25.000 pneumatiques immergés entre Cannes et Antibes dans les années 1980 pour en faire des récifs artificiels va être enlevée à partir de lundi 4 mai, a annoncé l’Agence des aires marines protégées.
Du 4 au 13 mai prochain, l’Agence des aires marines protégées lance donc une grande opération de nettoyage. 10 % de l’ensemble des pneus immergés vont être enlevés. «Une action pilote», souligne l’établissement dans un communiqué, afin de «restaurer l’intégrité du milieu marin sur lequel les pneumatiques se sont disséminés depuis quelques décennies et d’éviter toute altération des habitats d’intérêt européen». En plus du suivi du milieu et notamment de la ressource halieutique, l’état des pneus va être examiné, insiste l’Agence, dont le siège se trouve à Brest. «Cette phase test sera évaluée avant que la décision d’enlever tous les pneumatiques ne soit prise», ajoute Élodie Garidou, chargée de mission à l’Agence.

L’immersion des pneus avait été conçue dans le but de développer la production halieutique et de soutenir la pêche professionnelle artisanale. Par la suite, d’autres récifs plus classiques, épaves et modules en béton, avaient également été plongés dans cette zone, tout comme des poteaux électriques, des voitures, des cages d’escalier… Un véritable capharnaüm dont on espérait qu’il serve d’habitats pour les poissons et au développement d’une faune et d’une flore marine. In fine, dans cette zone de la côte méditerranéenne, de telles installations se sont rapidement transformées en menace pour l’équilibre naturel des habitats.