finning

vu en plongée du bord Le finning

Le Finning ou Aileronnage

Les raies et les requins de Méditerranée sont en danger

Le finning est une pratique cruelle et inutile qui consiste à pêcher des requins et des raies pour leur couper uniquement les ailerons et les nageoires. Ceux-ci serviront à la préparation de soupes ou à la préparation de plats extrêmement recherché car on lui prête des vertus aphrodisiaques, ainsi qu’une influence positive sur la santé. La soupe que l’on prépare à partir d’ailerons de requin est un plat coûteux, consommé lors de fêtes et de grandes occasions. En proposer à ses invités confère à l’hôte un certain statut social. Plat traditionnel asiatique, la soupe d’aileron de requins divise. D’un côté, les fervents défenseurs d’un plat incarnant une culture vieille de plusieurs siècles. De l’autre, ceux qui dénoncent une coutume barbare, la consommation d’ailerons étant associée à la pratique du Finning. En réalité, les animaux sont amputés vivant de leurs ailerons, puis rejetés en mer où ils coulent au fond de la mer. Ils agonisent lentement de leurs hémorragies ou d’asphyxie. Le « finning » ou « Aileronnage » est un gaspillage! Cette pratique consiste à découper les nageoires d’une raie ou d’un requin et à rejeter leur carcasse à la mer. Malgré les mesures politiques régionales, nationales et internationales qui ont été votées pour le maintien des nageoires, cette pratique a toujours lieu. Dans l’Union Européenne, mais aussi aux États-Unis, au Canada, dans les pays d’Amérique latine ainsi que dans les océans Indien et Pacifique, mais aussi en Méditerranée ! Nous avons été les témoins malheureux lors de notre plongée du bord cette semaine dans la baie de Cassis que cette pratique était encore pratiquée.

Pourquoi tant de cruauté ? Alors que les requins et raies de Méditerranée sont en danger d’extinction ! Il est urgent de protéger leurs populations et de leurs habitats ! La France doit protéger les requins. Si le finning est officiellement interdit dans l’Union Européenne depuis 2003, il semble que certain pêcheurs continuent de la pratiquer aujourd’hui.

Quand les plongeurs se mobilisent pour les océans. Des avancées ont été possibles grâce à la communauté des plongeurs. Comme cette initiative de plongeurs autour du Project AWARE, un mouvement de plongeurs engagés dans la protection de nos océans. En tant que plongeur vous pouvez jouer un rôle essentiel dans le sauvetage des raies et des requins. Ensemble, nous pouvons veiller à préserver ces animaux de la surexploitation. NON au Finning / Aileronnage et à la pêche aux ailerons de raies ou de requins ! Certaines associations travaillent en ce sens : Association Ailerons Association Bloom ou projet AWARE. Agissons !

Published: 19 décembre 2018

DES ENGAGEMENTS CONCRETS POUR UN OCÉAN DURABLE

Protéger les récifs coralliens du changement climatique

DES ENGAGEMENTS CONCRETS POUR UN OCÉAN DURABLE à commencer par transformer notre économie pour juguler la pollution plastique. La lutte contre les déchets plastiques est sur le devant de la scène politique et médiatique, comme rarement un sujet marin l’a été. Les macrodéchets visibles, qui ont conduit les navigateurs à donner l’alerte en parlant de « continents de plastique » ne sont que la partie visible de l’iceberg. Aucune mer, aucune région, même la plus isolée, n’échappe à cette pollution qui se diffuse au fil des courant, et dont une grande partie est trop petite (les microplastiques) ou trop profonde (des déchets ont été trouvés au fond des fosses abyssales) pour être vue. Aux côtés de ses partenaires Surfrider Europe Foundation, la Fondation Tara Expéditions, la Fondation MAVA et l’IUCN, la Fondation Prince Albert II de Monaco a annoncé, lors de la séance plénière dédiée à la pollution marine, leur intention d’investir, en 2019, 500 000 euros dans le développement de l’initiative Beyond Plastic Med – BeMed, soutenant des projets concrets visant à réduire la pollution plastique en Méditerranée. Depuis sa création en 2015, BeMed a déjà soutenu 23 projets dans 11 pays du pourtour Méditerranéen. L’appel à micro-initiatives 2018 est actuellement en cours jusqu’au 5 janvier 2019.

A Bali, le Commissaire européen à l’environnement, M. Karmenu Vella, a annoncé la création d’une coalition mondiale d’aquariums pour lutter contre la pollution par les plastiques. En 2017, le Musée océanographique de Monaco était l’un des premiers aquariums à rejoindre la campagne. Depuis, la Commission Européenne rejointe par l’ONU Environnement a permis au mouvement de s’amplifier, avec plus de 160 aquariums qui se sont engagés à sensibiliser leurs publics. Le Musée océanographique poursuit son rôle de mobilisation et de coordination du réseau.

Au-delà du plastique à usage unique, c’est notre mode de production gourmand en ressources et en énergie, générateur de déchets, qui doit être repensé. Dame Ellen MacArthur, l’une des principales porte-paroles de l’économie circulaire, a dévoilé « l’Engagement Mondial de la Nouvelle Économie des Plastiques », lancé par sa fondation. La Fondation Prince Albert II de Monaco et l’Institut océanographique partagent la vision de l’économie circulaire et ont rejoint cette initiative. Dame Ellen MacArthur avait d’ailleurs reçu, le 12 octobre dernier, la Grande Médaille Albert Ier de l’Institut océanographique pour son action de transformation de l’économie.

Protéger les récifs coralliens du changement climatique c’est ce que la Fondation Prince Albert II de Monaco a annoncé, lors de la plénière dédiée aux changements climatiques, les soutiens financiers engagés afin de poursuivre des actions de conservation de la mer mais également d’encourager les études et la recherche pour l’amélioration d’une gestion durable de l’Océan : en 2018, la Fondation a ainsi investi 4,5 millions d’euros et déjà mobilisé 3,5 millions d’euros pour 2019. Souligné par le récent rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, la préservation des récifs coralliens nécessite une action urgente afin d’éviter leur extinction d’ici le milieu du siècle. L’Initiative Internationale pour les Récifs Coralliens (International Coral Reef Initiative – ICRI), dont Monaco assure la co-présidence aux côtés de l’Australie et de l’Indonésie jusqu’en 2020, a organisé un événement de haut niveau sur l’avenir des récifs coralliens dans une perspective d’économie durable, auquel ont participé S.A.S. le Prince Souverain, S.E. M. Tommy E. Remengesau, Jr. Président de la République du Palau, M. Erik Solheim, Directeur Exécutif de l’ONU Environnement ainsi que la délégation Monégasque. S.E. M. Bernard Fautrier, Co-Président de l’ICRI pour Monaco, a rappelé l’engagement historique de la Principauté en faveur de la protection des mers, apportant un soutien constant à la recherche, notamment grâce aux travaux du Centre Scientifique de Monaco mais également au travers des différents projets soutenus par la Fondation. L’ambition portée par la co-présidence monégasque durant son mandat s’inscrit dans cette lignée et s’appuie sur deux axes forts : encourager, d’une part, l’adhésion de nouveaux pays au sein de l’ICRI mais également l’adoption d’un plan d’action réaliste, efficace et inspirant.

S.A.S. le Prince Souverain a invité, en clôture de ce side-event, les pays qui ne l’auraient pas déjà fait, à s’engager en signant à leur tour la « Déclaration pour la sauvegarde des récifs coralliens » qu’Il a portée aux côtés de S.A.R. le Prince de Galles lors de l’édition Our Ocean 2017 à Malte. Ainsi, la Nouvelle Calédonie, représentée par le Président du Gouvernement, M. Philippe Germain, a rejoint la liste des signataires de la déclaration, ainsi que la République du Vanuatu. S.A.S. le Prince Albert II de Monaco s’est ensuite félicité de l’initiative prise par Sa Fondation et le groupe Vulcan s’engageant mutuellement à investir 250 000 US dollars dans un Fond global pour les récifs coralliens dédié à leur préservation, conservation et adaptation face au changement climatique.

Renforcer la résilience de l’Océan par les Aires Marines Protégées
S.A.S. le Prince Albert II et la délégation de Monaco ont soutenu, tout au long de la conférence, la création d’Aires Marines Protégées (AMP) effectives et bien gérées à travers le monde. Ils ont notamment échangé avec Mme Donna Bertarelli au sujet de l’initiative Pew Bertarelli Global Ocean Legacy visant la création de très grandes AMP à haut niveau de protection. S.A.S. le Prince Albert II a exprimé son soutien au Président de Nouvelle Calédonie M. Philippe Germain pour une protection ambitieuse de la Mer de Corail. Cette immense AMP de 1,3 millions de km² couvre notamment le tiers des récifs coralliens les mieux préservés de la planète. Lors de la conférence, M. Philippe Germain s’est engagé à placer sous protection élevée 200.000 à 400.000 kilomètres carrés supplémentaires du Parc Naturel de la Mer de Corail d’ici 2019.

Published: 21 novembre 2018

Au Centre de Découverte du Monde Marine

Y aura-t-il encore du poisson dans nos assiettes ?

L
es océans abritent des ressources alimentaires très importantes pour des millions de personnes dans le monde. Une grande part des stocks halieutiques est surexploitée, plusieurs espèces sont capturées soit pour la consommation, soit accidentellement et elles subissent les conséquences de la surpêche. De plus, la pêche toujours plus intensive des poissons nuit aux écosystèmes et à la biodiversité. Selon les spécialistes, la surpêche se pratique sur 90 % de la Méditerranée, tandis que 40 % des espèces de poissons du nord-est de l’Atlantique sont menacées. Plus de 40 espèces de poissons dont près de la moitié des espèces de requins et de raies risquent de disparaître en Méditerranée ces prochaines années. Après le thon rouge, c’est au tour de l’espadon d’être soumis aux quotas depuis 2017 en Méditerranée. Y aura-t-il encore du poisson dans nos assiettes ?

Quel est l’avenir de la pêche en Méditerranée ? Quel est le rôle de la commission européenne et de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature ? Faut-il instaurer plus de quotas aux espèces surexploitées et réévaluer le moratoire sur le mérou et le corb ? Une gestion responsable peut-elle permettre une exploitation durable de ces ressources ? Le consommateur n’a t-il pas un rôle à jouer dans la préservation de la biodiversité ?

Plusieurs documentaires illustreront le débat. Plusieurs intervenants invités par Richard CHEMLA, Président du Centre de Découverte du Monde Marin, répondront à toutes ces interrogations lors d’une conférence organisée par le Centre de Découverte du Monde Marin le vendredi 9 novembre à 20h00 au MAMAC à Nice. comme Paolo Guidetti, Professeur des Universités, directeur du laboratoire ECOMERS, Université Nice Sophia-Antipolis, Jean-Michel Cottalorda, Biologiste marin au laboratoire ECOMERS, Université de Nice Sophia-Antipolis, Denis Génovese Président du comité départemental 06 des pêches et élevages marins

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Sans réservation. MAMAC, place Yves Klein, Nice. téléphone 04 93 55 33 33

Published: 4 novembre 2018

Méduse œuf au plat

Plonger du bord

plonger du bord et tomber nez à nez avec une méduse oeuf au plat est une expérience unique. Cette semaine, au cours d’une plongée solo j’ai eu l’occasion de rencontrer l’une d’entre elle à très faible profondeur et se laisse porté par les courants en surface. Ce cnidaire doit son nom à sa forme et ses couleurs ressemblant à un œuf cuit au plat ! Le cnidaire vit en symbiose avec une algue microscopique que l’on voit sous la forme de taches bleues à l’extrémité de ses tentacules. Endémique de la mer méditerranée, elle abrite des petits poissons qui se servent de son ombrelle comme d’un refuge ou se cachent entre ses tentacules. La plongée sous-marine autrement et sans bateau, plonger du bord et l’aventure est au bout de la rue…

Published: 27 septembre 2018